Interview actuEL-Direction-Juridique des Editions Législatives « De juriste à élu, il n’y a qu’un pas ! »

 http://www.actuel-direction-juridique.fr/content/juriste-et-candidat-aux-legislatives-est-ce-incompatible#
Le passage en fac de droit est-il un atout pour embrasser une carrière d’élu ? Faut-il choisir entre siéger à l’Assemblée ou exercer ses missions de conseil ? Quatre candidates aux élections législatives – juristes et avocates – ont accepté de répondre à nos questions.

Laura Devin, Hayette Hamidi, Aminata Niakate, Elsa Régent-Pennuen : ces professionnelles du droit ont toutes un point commun, celui de se présenter aux élections législatives les 11 et 18 juin prochains.

Des prérequis complémentaires

« Je suis une militante ! », se définit Elsa Régent-Pennuen, élue suppléante au Parti socialiste depuis 2012 en Loire-Atlantique (5e circonscription), juriste en droit social et fondatrice d’une société de conseil en RSE (responsabilité sociétale des entreprises). Sa formation juridique, plus particulièrement le droit constitutionnel, lui a permis de comprendre l’importance des institutions et le rôle des élus. « Savoir décrypter des textes, proposer des amendements, apporter des éclairages et recadrer les choses lorsque cela est nécessaire. C’est un atout en politique », reconnaît la juriste, qui tentera dimanche de briguer un second mandat aux côtés du député Michel Ménard. Pour Hayette Hamidi, avocate et candidate Les Républicains à Saint-Denis (2e circ.), sa « capacité d’argumenter, de convaincre et de défendre », elle l’a acquise sur les bancs de l’Université. Ce qui lui est utile pour assurer au quotidien ses missions de conseillère municipale au Blanc-Mesnil : « En tant que juriste, nous avons un côté très pragmatique, du bon sens, que les politiques n’ont pas forcément ».

« Notre profession nous forme à l’éloquence, à l’esprit de synthèse. C’est une force » en politique, confirme Aminata Niakate, avocate spécialisée en droit des sociétés et fiscalité, conseillère municipale à Vitry-sur-Seine et candidate Europe Écologie – les Verts à Boulogne-Billancourt (9e circ. des Hauts-de-Seine). Mais pour Laura Devin, élue depuis 2014, avocate et candidate En Marche en Haute-Savoie (4e circ.), c’est justement l’expérience au conseil municipal d’Archamps qui lui a apporté des compétences techniques complémentaires en droit. Dans tous les cas, « juriste ou non, tout le monde peut heureusement accéder à l’hémicycle ».

Des activités incompatibles ?

Concernant l’interdiction d’exercer simultanément les activités de parlementaire et de conseil – mesure inscrite dans le projet de loi de moralisation de la vie publique – , elle ne fait pas consensus.

« C’est un peu fort de café de la part des politiques ! », plaisante Aminata Niakaté. La candidate EELV estime que les règles de déontologie auxquelles sont soumis les avocats préviennent déjà les conflits d’intérêts. Nul besoin d’instaurer une interdiction de cumul entre les deux activités. « Les scandales qui touchent les élus concernent assez peu notre profession ». De plus, l’avocate s’est toujours imposé de conserver une activité professionnelle en parallèle de son mandat. « Je ne veux pas que cela soit mon seul gagne-pain. Cela amène parfois à altérer la vocation initiale des élus et à les corrompre. La politique doit rester un engagement désintéressé ». Au contraire, Elsa Régent-Pennuen pense que « ce n’est pas possible de cumuler les deux pour bien faire son travail. Trois jours par semaine à l’hémicycle, deux jours en circonscription, il est inconcevable d’avoir une autre activité à côté ! ».

Par ailleurs, le cumul « pose des problèmes d’éthique », selon la juriste. « Si j’étais députée titulaire, j’abandonnerais mon activité de conseil. Un choix est nécessaire pour éviter tout conflit d’intérêts ». Hayette Hamidi est du même avis. « Lorsque nous sommes élus, nous devons nous y consacrer à 200 %, être exemplaire et faire partie des meilleurs ». A titre personnel, l’avocate a d’ailleurs cessé son activité dès son élection, en 2014. « Les conflits d’intérêts représentent un vrai risque », admet Laura Devin. Elle a préféré être omise du Barreau lorsqu’elle a exercé son premier mandat. « Nous avons la chance, en tant qu’avocat, d’avoir un titre et de pouvoir revenir assez facilement dans la vie professionnelle. En tant qu’élu, nous rencontrons de multiples interlocuteurs, cela nous ouvre des portes, nous avons accès à des formations et nous gagnons en compétences. En revanche, pour les salariés du privé, le retour à l’emploi est plus compliqué », concède l’avocate. « Il y a donc un travail à faire sur le statut de l’élu. Il doit être renforcé ».

Renforcer le statut d’élu

« Que devient le député s’il a abandonné toute activité professionnelle ? », s’interroge Elsa Régent-Pennuen. « Contrairement aux fonctionnaires, qui ont le droit de réintégrer leur poste à la fin de leur mandat, nous ne sommes pas protégés. Il y a une sorte d’inégalité de traitement », se plaint Hayette Hamidi. « Nous nous exposons à perdre notre clientèle », approuve Aminata Niakate.

Quelles solutions alors ? « Nous devons être vigilants, anticiper, trouver d’autres portes de sortie. Par exemple, en conservant les clients importants ou en recrutant des collaborateurs », poursuit-elle. « Nous pourrions organiser des Assises des élus, réunissant des associations de maires, d’élus régionaux et départementaux », imagine Elsa Régent-Pennuen. Créer un « dispositif de retour serein à l’emploi, de façon à protéger les salariés du privé comme les délégués syndicaux, ou encore une indemnité compensatrice qui permettrait de ne pas revenir à zéro », réfléchit Hayette Hamidi.

Laura Devin suggère qu’il « devrait être possible de réintégrer les salariés dans leur société après 5 ans de mandat. Un travail de concertation avec les entreprises serait utile afin de trouver le meilleur mécanisme ». « Enfin, encore faudrait-il que cette mesure soit adoptée », doute Aminata Niakate. C’est loin d’être fait, selon l’avocate.

 

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Retrouver notre tribune sur le Blog de Boulogne !

https://www.leblogdeboulogne.com/boulogne-legislatives-2017-candidats-aminata-niakate/

Législatives 2017, faites connaissance avec les candidats ! Aminata Niakate (9ème Circo)

Aminata Niakate, candidate Europe Ecologie Les Verts dans la 9ème circonscription (Boulogne Nord)

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Présentez vous :

Née il y a 36 ans, j’ai passé l’essentiel de mon existence dans les quartiers populaires de la banlieue parisienne. Je suis l’aînée d’une fratrie de 16 enfants, ce qui m’a donné le sens du partage et de l’organisation !

Passée par des établissements scolaires classés en ZEP et l’Université Paris I, je suis aujourd’hui avocate au Barreau de Paris. Avocate en droit fiscal et en droit des sociétés, j’assure également de nombreuses commissions d’office en droit des étrangers et en droit pénal.

Je milite depuis quelques années au sein d’une association de jeunes avocats qui s’engage sur les questions de Justice et de libertés publiques. Je suis aussi bénévole pour des ONG luttant contre la peine de mort ou l’excision. Féministe, je suis également très sensible à la question de l’égalité femme homme, notamment en termes de rémunération et d’accès aux responsabilités.

Partageant les valeurs portées par l’écologie politique telles que l’égalité, la solidarité, la non-violence, le non-gaspillage, le vivre ensemble, la politique autrement…, j’ai franchi le pas du militantisme politique en adhérant à Europe Ecologie en 2010.

David Gau, mon suppléant, quant à lui, est directeur d’une société de conseil dédiée à la transformation écologique des entreprises.

Il vit depuis toujours dans les quartiers de Boulogne et alentours, depuis trois générations.

Son engagement recouvre différentes facettes : Ingénieur sans Frontières, militant RESF, associatif (Alternatiba, Virage énergie, commission énergie EELV), l’économie sociale et solidaire.

Il aspire, sur notre territoire, au développement de l’économie sociale et solidaire, à la transition écologique pour améliorer notre santé, nos emplois durables, la solidarité, notre futur !

Pourquoi voulez-vous être députée :

Candidate aux législatives à Boulogne-Billancourt (circonscription 92-09) avec David Gau, je souhaite porter les valeurs de l’écologie politique à l’Assemblée nationale et travailler sur les enjeux de la transformation écologique de la société, de l’emploi, du logement, de la santé, de l’innovation responsable et de la justice sociale.

Je souhaite que les familles puissent protéger la santé de leurs enfants contre la pollution de l’air, contre le poison quotidien des OGM et des pesticides qu’on retrouve dans l’alimentation en sortant du diesel et en favorisant l’alimentation bio.

Je souhaite lutter contre la précarité énergétique et ainsi redonner du pouvoir d’achat aux plus démunis.

Je souhaite préserver la sécurité des boulonnai.e.s tout en veillant à ne pas sacrifier nos libertés et notre vie privée.

Je souhaite favoriser l’innovation et l’entreprenariat des jeunes.

Je souhaite que l’assemblée nationale investisse dans l’éducation, l’emploi et le logement.

Je souhaite une société qui le rende le vivre ensemble plus apaisé et garantisse une qualité de vie aux citoyens.

Pour en savoir plus :
Retrouvez Aminata Niakate sur sa page Facebook

Retrouvez notre entretien avec l’AFC de Boulogne-Billancourt !

AFC de Boulogne-Billancourt - Association Familiale Catholique

http://www.afc-boulogne.com/une/legislatives-les-reponses-des-candidats-boulonnais-aux-questions-de-lafc-de-boulogne.html

Questions de l’AFC Boulogne-Billancourt aux candidats à l’élection législative 2017

Entretien le 5 juin 2017 AFC/Europe Ecologie les Verts – Aminata Niakate – David Gau (suppléant)

 

1/Donnez-nous une définition de la famille ?

Je partirais de ma famille.

Selon moi, la famille est une communauté de personnes unies par un lien d’amour inconditionnel, par un devoir de solidarité et d’assistance mutuelles et par un devoir d’éducation et d’accompagnement vers l’insertion sociale des jeunes générations par les générations qui les précèdent.

 

2/Quelle est la grande cause que vous voulez soutenir en matière familiale et comment ?

Je souhaite protéger davantage les femmes victimes de violences conjugales car la famille doit être un cocon où les femmes et leurs enfants doivent se sentir protégés et être en sécurité.

Je propose d’augmenter le budget du Secrétariat d’Etat à l’égalité Femmes-Hommes afin de financer des campagnes d’information et de prévention contre ce type de violences.

Je souhaite également que l’Etat propose un meilleur soutien psychologique, juridique et financier aux femmes victimes de violences conjugales qui souvent n’osent pas porter plainte soit parce ce qu’elle se sentent coupables, soit de crainte de n’être pas crues ou de se retrouver totalement isolées et démunies financièrement.

Je souhaite revenir sur les mesures prises par le quinquennat précédent concernant le congé parental (rétablir sa durée de 3 ans pour le père ou la mère) ; concernant les allocations familiales (je suis pour l’universalité de ces allocations).

 

3/Cas pratique à résoudre :

En cas de conflit entre vos convictions d’élu et le programme ou le ligne de votre parti, comment trancherez-vous ?

En cas de conflit entre le programme ou la ligne de mon parti et mes convictions, ma conscience primera toujours dans ma prise de décision. Je ne suis pas un mouton. Je suis libre. Je rendrais des comptes à mes électeurs d’abord, ensuite à mon parti.

 

4/ Quel message voulez-vous transmettre à nos adhérents et plus largement aux familles boulonnaises ?

Je souhaite leur dire que l’écologie peut être source d’une meilleure qualité de vie pour les familles ;

Que l’écologie protège la santé des enfants contre le poison quotidien des pesticides et des OGM en préconisant le bio dans les cantines ;

Qu’elle les préserve de troubles respiratoires liés notamment à l’inhalation de particules fines en préconisant la sortie progressive du diesel ;

Qu’elle protège leur vie privée en préférant les mesures sécuritaires pertinentes à la surveillance de masse de tous ;

Qu’elle favorise leur perspective d’avenir en mettant l’accent sur l’éducation, notamment civique et sur l’accès à la culture ;

Qu’elle leur donne du pouvoir d’achat en luttant contre la précarité énergétique via une politique d’isolation thermique des immeubles et via la transition écologique également source d’emplois ;

Qu’elle prône un investissement public orienté vers les services publics et les espaces verts plutôt que vers de grands projets inutiles.

 

Interview de vos candidat.e.s dans le journal e-bb !!!

Retrouvez l’interview ici => http://www.e-bb.fr/legislatives-2017-aminata-niakate-49413/

Avant le premier tour, l’e-bb va à la rencontre des candidats aux législatives. Voici Aminata Niakate et David Gau, candidats EELV sur la 9ème circonscription.

Du barreau à l’engagement politique

Pourquoi s’engager dans une campagne électorale difficile, quand on a déjà acquis, à moins de quarante ans, une réelle notoriété d’avocat spécialiste en droit des sociétés et fiscalité, que l’on exerce des responsabilités au niveau national à « l’Union des Jeunes avocats » et que l’on est conseillère municipale d’opposition à Vitry sur Seine ?

Et pourquoi avoir choisi Boulogne- Billancourt et la 9eme circonscription, comme terrain d’élection ?

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Aminata Niakate, se considère avant tout comme Francilienne. Elle était déjà sur la liste EELV aux Européennes de 2014. « Nous avons aujourd’hui une formidable opportunité de sortir des discours rituels, coupés des véritables enjeux de société, longtemps tenus par les deux grands partis dominants. Leur échec à l’élection présidentielle, donne un nouveau souffle au débat politique. EELV a été un précurseur en ce domaine et ses propositions sont désormais bien plus audibles. Elles peuvent l’être particulièrement à Boulogne-Billancourt, auprès de populations particulièrement sensibles, à leur qualité de vie, la protection d’un environnement sain et les conditions d’un développement durable. Nous ressentons, dans cette campagne, une réelle prise de conscience de nos responsabilités collectives, vis à vis des générations futures. »

Ecologie et économie

« Mais l’écologie ce n’est pas seulement la protection de l’environnement, la défense de la qualité de l’air ou de notre alimentation. Il s’agit de faire de la politique autrement, en favorisant l’entrepreneuriat notamment, tout en limitant les gaspillages de ressources. Elle passe aussi par le développement de nouvelles formes de travail, notamment en facilitant la création d’entreprises ».

La fiscaliste déplore notamment une fiscalité dissuasive à la création d’entreprises, dans des quartiers sensibles.

David Gau, candidat suppléant, ingénieur de formation, a créé un cabinet de consultants en développement durable. Pour lui, « La création d’un million d’emplois qualifiés dans la transition énergétique est possible, si on cesse les errements qui ont longtemps bloqué le développement des énergies renouvelables en France, contrairement aux politiques plus efficaces choisies dans des pays proches. Les pouvoirs publics doivent retrouver leur capacité d’orientation des grands choix économiques ».

L’écologie dans la recomposition politique en cours

« Une certaine planification énergétique n’est pas un gros mot. C’est au moins un point d’accord avec Jean Luc Mélenchon, » ajoute Aminata Niakate, en riant.

Si elle était élue, elle ne compte pas « s’enfermer dans une posture d’opposition systématique aux projets du gouvernement ».
A cet égard, ils apprécient la nomination de Nicolas Hulot à un poste clef du gouvernement. « Obtiendra-t-il les moyens de sa politique ? En tous cas, j’approuverai ce qui me paraîtra constructif. »

En revanche, la juriste s’exprime fermement contre le prolongement indéfini de l’état d’urgence. « Lorsque cet état d’exception devient un état normal, il perd son efficacité et ses vertus dissuasives » ajoute-t-elle.

La stricte parité hommes /femmes est un élément essentiel de l’identité EELV. Au point de spécifier leurs tracts, d’un point symbolique entre « un.e député.e », compris comme un marqueur, un peu à usage d’initiés, de leur volonté de non discrimination.

Il y a donc, sur la 9eme circonscription des Hauts de Seine, un homme et une femme, aux profils très complémentaires, qui s’efforcent de démontrer que « l’écologie, c’est vouloir vivre ensemble durablement. »

Interview BFMTV !

Nous avons été interviewés par BFMTV cet après-midi.
Au programme : qualité de vie, alimentation bio, qualité de l’air, transition écologique, précarité énergétique, pouvoir d’achat, sécurité et libertés publiques.

Nous avons aussi salué la présence de Nicolas Hulot au gouvernement en espérant qu’il sera réellement en mesure de faire avancer l’écologie.

Puis nous avons déploré la puérile guerre des droites…

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